lundi 23 juillet 2012

VOYAGEUSES

Le livre "Voyageuses" est paru aux éditions Livres du Monde. Le voyage, c’est quoi, c’est comment? Douze auteures et voyageuses ont eu « carte blanche » pour répondre à cette question. Clara Arnaud, Yanna Byls, Anne Brunswic, Aude Créquy, Karen Guillorel, Evelyne Jousset, Gaële de La Brosse, Sylvie Lasserre, Alice Plane, Caroline Riegel, Aude Seigne, Ingrid Thobois... ...apportent leurs réponses dans ce livre collectif où chacune fait part de ses expériences, raconte sa façon de partir, de voyager, de rencontrer les paysages, les gens et leurs cultures, de revenir, et d’écrire. Pour vous donner envie de partir… Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.livresdumonde.net/ldmpages/infoslivres.html

vendredi 16 septembre 2011


Sur les chemins de Chine remporte le Prix René Caillé 2010 des écrits de voyage, le Prix des Grands Espaces de la Beauce et le 2ème prix du salon du livre d'Ambronay. Une belle aventure pour ce livre qui se promène encore...Moi de même, je rentre de nouveau de Chine (six mois à Pékin) et d'Asie centrale (Tadjikistan) et repars dans deux mois pour l'Afrique de l'ouest (pour travailler). Un grand projet dans l'Himalaya en vue (avec des chevaux toujours) mais pas encore de dates. Ce sera pour 2012 ou 2013. Merci à vous qui avez fait un tour sur ce site.

vendredi 21 janvier 2011

Fin de partie

Bonjour et merci à ceux qui ont suivi ce blog.
Je repars en Chine le 11 février, pour un séjour urbain pour l'instant. Il est question que j'ouvre un nouveau blog destiné à ce séjour, et aux soubresauts de la vie pékinoise. Un site qui aurait pour thématique la Résistance. Celle que l'on peut décemment opposer de Chine lorsque l'on est un citoyen "lambda", dans un régime à la poigne de fer. En attendant, j'ai le plaisir de vous annoncer que Sur les chemins de Chine a reçu le prix littéraire de l'Asie ce l'ADELF (Association des Ecrivains de Langue Française).

mardi 9 novembre 2010

Toulouse, festival Terres Insolites

Sur les chemins de Chine a gagné le premier prix littéraire "Terres Insolites", remise des prix à Toulouse le samedi 20 novembre. Je participerai à des conférences et "cafés nomades" tout au long du week-end. Le programme :

http://www.deliresdencre.org/Programme%20Terres%20Insolites%202010.pdf

mercredi 27 octobre 2010

Rencontre Tibet/Turkestan: Clara Arnaud, Elodie Bernard, Sylvie Lasserre



A l'occasion de la sortie de leur livre :

- Le vol du paon mène à Lhassa, Elodie Bernard
- Sur les chemins de Chine, Clara Arnaud
- Voyage au pays des Ouïghours, Sylvie Lasserre

La Maison d'Asie centrale vous invite à une rencontre signature avec Clara Arnaud, Elodie Bernard et Sylvie Lasserre samedi 30 octobre de 15 à 16h00 au Zango bar, 15 rue du Cygne, Métro Etienne Marcel. Paris.

Une discussion débat informelle autour d'un thé sera suivi de dédicaces pour les intéressés ou d'un apéro si cela dure!

lundi 20 septembre 2010

Le souffle du Pamir









On me demande souvent si j'ai de nouveaux projets de voyage, si je compte repartir, où et quand...A vrai dire, depuis la rédaction de ce journal de route informatique en 2008, et en 2009 de mon livre, je suis déjà repartie deux fois: en Chine de l'est et en Asie centrale de nouveau, au Tadjikistan. Ce dernier pays est une merveille, un isolat hors du monde où le sublime et la plus grande précarité cohabitent. Je vous livre aujourd'hui un extrait de mon journal de route de l'été, et quelques photos pour vous encourager à aller voir de plus près ce superbe pays.

16/07/10
Les villages s’espacent peu à peu laissant la roche brute prendre le pas sur la vie humaine, l’ocre domine le vert qui ne subsiste qu’en des taches éparses. Quelques buissons abandonnés au soleil ravageur. La route serpente inlassablement, les chants en farsi s’enroulent autour de nos oreilles alanguies par le ronflement du moteur. A mesure que l’on gagne les hauts plateaux du Pamir, ces mythiques plateaux accessibles au seul prix d’effort et de patience, de longues heures d’attente, la poussière pénètre dans l’habitacle, rendant l’air de moins en moins respirable. Et soudain, au terme d’un dernier râle, la voiture franchit le col. Un petit bond permet à l’engin de se propulser poussivement sur la route déglinguée. Apparaissent subitement les hauts plateaux, dans toute leur désolation. La solitude de ces espaces constitués de pierres éparses, d’énormes morceaux de rocaille, balancés ça et là par une force obscure, me serre la gorge, telle une étreinte trop passionnée. La pierre éructe de part en part sous le soleil dévorant de l’été. La lumière pale fait ressortir le rouge vif de certains pans de roche, autant de saignées dans les flancs abrupts et massifs de ces imposantes sculptures naturelles. La violence inénarrable de ce paysage où rien ne semble pouvoir survivre, et que seules quelques forces étranges semblent animer, me plonge dans un état d’hébétude mêlé d’angoisse. Que suis-je venue, une fois de plus, chercher dans ces terres austères et abruptes, qui charrient toutes la solitude et la tristesse que l’homme est capable d’endurer dans quelques campements et quelques rares villages. Il semble que les hommes d’ici accomplissent en guise d’existence une forme de pénitence. Que la paix des montagnes est bien plus cruelle encore que la clameur effrénée des villes. Jamais nul milieu, pas même le haut plateau tibétain, ne m’a semblé plus hostile et singulièrement étranger à l’humain. Les hommes et les femmes d’ici ont pour eux le temps et le silence, mais ceux-ci s’imposent avec fureur, au détriment de la vie. Ici, les jours succèdent aux nuits sans autre forme de procès, dans une inextinguible course, sans que quelque activité ne vienne emplir le temps. Au delà d’un horizon si vaste qu’il en devient imperceptible, le regard se perd, la raison confine avec la folie.
Murgab s’étend dans une vallée presque verdoyante, un vert qui paraît exubérant par contraste avec la sécheresse de ces lieux. Ce n’est pas à proprement parler une ville tant la densité humaine est faible dans ce dernier bastion que peuple l’humanité avant les hauts Pamir. Au-delà des maisonnettes blanches aux toits de tôle, des quelques fils électriques, tendus tout près du sol et de la ligne sinueuse de la route s’engouffrant dans les montagnes, l’horizon est si vaste et si désolé qu’il en devient insaisissable. Il échappe. Aucun regard ne peut l’embrasser, nul écho ne s’y répercute, nulle odeur n’en émane. Il est absent aux sens. Une ligne, le vide et une mer de rocailles, une seule route menant en une quinzaine d’heures à la ville d’Osh côté kirghize, la ville de Khorog frontalière de l’Afghanistan côté tadjik. Route que seule une poignée de voitures emprunte désormais, et qui n’est sillonnée que de temps à autre par un camion amenant le ravitaillement nécessaire à la survie de Murgab. Les hivers glaciaux succèdent aux étés écrasés par la lumière surannée d’un soleil trop puissant, les jours se suivent et se ressemblent dans une interminable lutte contre vent et poussière. L’inextinguible instinct de survie qui anime les gens d’ici se lit dans les visages à la fois durs et rieurs, souvent moqueur, parcourus pars des éclats de tendresse. Les chiens semblent eux aussi avoir été moulés dans la roche, tant leur fourrure hirsute, leur têtes belles et hideuses à la fois, renvoi à la dureté du milieu. On n’atterrît pas à Murgab, on ne vient pas à Murgab, on n’y passe rarement. Le plus souvent, on y nait et on y meurt. C’est pour cela sans doute que ce lieu si âpre et désolé, éloigné de tout et soumis à des conditions climatiques extrêmes, possède une âme qui transpire dans les sourires et les visages, et ce vent incessant qui balaie le décor. On se laisse séduire par ce petit coin du monde où l’eau ne coule pas au robinet, l’électricité est capricieuse, et où le temps est comme suspendu, car il semble qu’à s’y attarder un peu, on parviendrait à arrêter la course folle des heures, des minutes et des secondes qui rythme insidieusement la vie urbaine. On se prend alors à rêver que l’on n’est pas arrivé à Murgab par hasard, que l’on est plutôt venu tenter d’y guérir de la maladie du temps qui fuit.
La foule est massée, compacte et dense, camaïeu de foulards d’où émergent des kalpaks. La foule se meut et tressaute au rythme des sabots qui battent effrénés la cadence des courses de l’été. La musique résonne en provenance d’une petite scène disposée au cœur de cet immense espace à ciel ouvert, cette étendue de pierraille et de poussière qui constitue le terrain de jeux. Le son du dutar et de la cithare se diffuse dans l’air chaud et éclate dans le ciel à la manière de petites bulles. Et les faces cramées, fripées par un soleil harassant se gondolent en de larges sourires édentés.


La cavalière sur le petit cheval alezan crin lavé, c'est moi!

dimanche 19 septembre 2010

La Grand Bivouac

Je serai à Albertville du 21 au 24 octobre

Conférence diaporama Sur les chemins de Chine le 21 octobre à 18h30 à la médiathèque de Saint-Paul sur Isère
Café rencontre le 22 octobre à 11h au Ptit Café à Albertville