samedi 1 mars 2008

Un violon de compagnie

J'ai arpenté tout l'aprés-midi les rues étroites du quartier musulman, où se bousculent les cyclomoteurs, les vélos et les passants, en quête d'un violon. Ce quartier musulman est le domaine des Huis, une population qui résulte du mélange des chinois avec les peuples Arabes et Perses venus commercer et pour qui Xian était la dernière étape de ce que l'on nomme communément la route de la soie. Ils sont donc trés diffèrents des autres musulmans de Chine, des Turcs venus de l'autre côte (de Siberie) pour s'étendre jusqu'à la Turquie actuelle, sur un mode plus conquérant que commercant. Je m'excuse pour cette apparté historique sans doute lacunaire, mais en résumé, le vestige de la route de la soie le plus intéressant n'est pas pour moi les monuments (caravanserail ou autre), mais plutôt les gens qui aujourd'hui vivent et sont le produit de ces échanges. Par ailleurs, l'Islam Hui est matîne de culture chinoise, il suffit de voir la mosquée, qui ressemble à un temple taoiste comme deux gouttes d'eau à première vue... Je me promenais donc dans ce quartier lorsque j'ai trouvé mon bonheur, une boutique qui vendait quelques instruments de musique. Après quelques négociations je suis repartie avec l'instrument sous le bras. Un authentique violon chinois à 40 euros. Cet instrument est un peu une erreur de la nature, un cataclysme vivant, un instrument de torture pour les oreilles et un ouvrage de fort mauvaise qualité. Après quelques essais, j'ai pu constater qu'il était presque impossible de "faire de la musique" avec un tel engin, et qu'à défaut et aussi par pitié, j'en ferai mon instrument de compagnie. Nous jouerons tous deux des mélodies semi-fausses et au son nasillard mais qui auront le mérite d'attirer l'attention et de créer le contact ou peut être de scuciter une certaine compassion.... Nous voila maintenant deux sur les routes de Chine.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

t'as l'air cinglée