jeudi 3 juillet 2008

La Chine, chemin évitant.

Le premier qui s'y est frotté c'est un français, travaillant pour une ONG de Yushu.
Il ne savait pas, il a compris lorsque la police, après avoir vu le passeport, lui a gentiment demandé de revenir sur ses pas, escorté tel un homme d'affaire par ses gardes du corps. Le Sichuan, on n'y rentre pas en ce moment, lui a dit le chef de la police. Non pas à cause du seisme, qui n'a pas touché la partie nord ouest de la région...mais parce que tout comme le Tibet (et je démens informations "officielles" et mensongères données par la chine: la région autonome du Tibet est FERMEE. Je m'y suis frottée à 100km de la frontière, les troupes sont là), le Sichuan tibétain est interdit aux étrangers.
Le second, ça a été l'américain. Il a bien failli passer le contrôle lui, en payant un tibétain, ravi de cet affront aux chinois, de le transporter en moto par un petit chemin "de l'autre côté". Seulement, la moto est tombée en panne, et ils ont du rejoindre la grand route, et se sont fait repérer.
Telles les histoires d'espion, l'américain et son comparse australien, vont demain "tenter le Sichuan" en traversant à pied un bout de montagne.

Le but est pour tout le monde de rejoindre le sud de la Chine, sans avoir à faire une détour de....3000km, soit trois jours et trois nuits de bus pour contourner cette petite région interdite. Avec pour seul risque celui de se voir reconduire en arrière, gentiment, on ne fait rien aux étrangers en Chine.

Je suis atterrée, j'avais prévu de me rendre sur cette route pour ma dernière étape, après avoir du renoncer à plusieurs itinéraires, pour cause de frontières de régions surveillées....à ce rythme, je vais vite me sentir enfermée, prise comme un rat dans un piège.

La Chine verrouillée, c'est tout de suite moins drôle.

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