mardi 15 juillet 2008

En transit, errance dans les rues de Chengdu






Me voici en transit, au Sichuan, avant de rejoindre le Yunnan pour mes dernières semaines de marche.
J'erre dans les rues de Chengdu entre fascination pour les espaces verdoyants, et le ciel bleu, incroyable pour une ville chinoise; et rejet pour les hordes de touristes et l'environnement urbain.

Je ne parviens pas à rendre les sourires des étrangers, je ne parviens pas à trouver en ceux-ci la magnifique connivence qui fut la marque des trois uniques rencontres avec des occidentaux de mars à juillet.

Je me sens banale, étouffée dans cette ville et plus que jamais je remplis mes cahiers. L'écrit me sauve encore une fois de la solitude, les chinois aussi, eux qui rient de mes mots hésitants et de ma prononciation incertaine. Eux qui rient de me voir écrire de la main gauche.

" C'est comme ça dans ton pays ? " demandent-ils, curieux....

Je ressens le besoin irrépressible de marcher, d'être sur la route de nouveau, de sentir ce mouvement pénible et grisant, les pensées qui se délient au rythme des pas.
L'esprit qui triomphe au delà du corps, du moins le croit-il...car c'est bien par le corps et au travers de l'effort que tout se passe. C'est ainsi que je dois voyager, je le sens.

Plus qu'un mois en Chine, et je compte bien le passer à pied, à hauteur d'homme, à vitesse d'homme.

1 commentaire:

Florian a dit…

J'aimerai tellement pouvoir vivre et ressentir tout ce que tu vis. Ressentir le besoin de partir marcher, errer dans les montagnes.
Fais bien attention à toi.