lundi 7 juin 2010

Petite sélection de critiques en provenance du site de Gaia, aux lecteurs de se faire, et me donner (!), leur avis

Libération « De Pékin, où on “vit la dictature du capitalisme en même temps que celle du communisme”, au Tibet des monastères, “où le sang a coulé et où la porte d'accoutumée ouverte est désormais gardée close au reste du monde par une escorte de policiers”, les personnes rencontrées sur ce chemin improvisé semblent aussi mystérieuses qu'improbables à l'œil occidental : le moine de Labrang “resplendissant d'un calme souverain”, la famille ouigour et son sens de l'hospitalité, la rudesse de l'accueil tibétain et, surtout, la certitude de vouloir connaître l'autre déroutent et rassurent à la manière des rares conducteurs croisés qui s'arrêtent pour jeter “dans l'air glacé des poignées de petits papiers multicolores qui se répandent en un nuage coloré” et repartent aussitôt. »

L'est-éclair « Clara n'élude pas la question politique. Pas de réponses préconçues, des interrogations avant tout. Les portraits sont si chaleureux qu'on a l'impression de partager les instants privilégiés. »

Le matricule des anges « Devant cette Chine protéiforme, "où l'impermanent côtoie le changement fulgurant", Clara Arnaud s'interroge, s'émerveille ou s'agace, dans une langue précise, révélant son souci d'être au plus près de ce qu'elle décrit, paysages, hommes, lumières, sentiments. Durant ce parcours initiatique, elle côtoie la solitude et l'angoisse autant que l'enthousiasme, et c'est dans une métaphore qu'elle nous offre sa définition du voyage, au cœur de ce texte qui est, également, un bel autoportrait : "Avant de vous révéler ses secrets, la route vous encrasse, vous ôte du corps cette pellicule de propreté, dilue dans la saleté la contenance des quotidiens." »

Les affiches – Le Moniteur « Un texte superbe, au diapason d'une experience inoubliable. »

Page des libraires « Le périple dans la Chine du Grand Ouest de la jeune Clara Arnaud (Sur les chemins de Chine, Gaïa) risquerait fort de marquer les débuts en littérature de voyage (ou littérature tout court) d'un auteur très prometteur. Elle nous entraîne, aux côtés de ses deux chevaux de bât, dans le pays ouïghour, sur les hauts plateaux tibétains, à la rencontre de l'attachante population d'un pays complexe ; son sens de la description et sa finesse d'analyse introspective laissent pantois. Elle nous conduit avec passion sur les chemins sinueux et boueux d'une Chine rurale, bien éloignée des clichés des masses médiatiques, politiques et touristiques. »

491 « Dans la lignée des voyageurs voyageurs, Clara Arnaud nous livre un récit superbement écrit et d'une grande humanité. »

Cavalière « Une expérience hors du commun. »

La Liberté « C'est dans la foulée d'une Ella Maillart que Clara Arnaud a pénétré les profondeurs du pays pour en parcourir l'Ouest à cheval, sac au dos. Ce qui donne un récit factuel, dépouillé, loin de tout romantisme. […] Le style est élégant tant la langue, ici, vient combler parfois la très grande solitude d'une Française en Chine. »

Sur les chemins de Chine sur les routes de France.....

Bonjour à tous

Un petit mot sur le blog car je constate que les curieux ont tendance à venir y faire un détour avant pour certains d'aller jeter un coup d'oeil à mon livre. A vrai dire, ce blog était au départ destiné à la famille, aux amis, et puis c'est devenu au fil de la route un contact rassurant avec la France, et un moyen de communication efficace, et pourquoi pas, un moyen de faire vivre le livre. C'est ingrat la sortir d'un livre, tout ce travail, et puis tout vous échappe, on commente, on critique ou on aime: passionnant mais parfois un peu difficile!

Je suis en ce moment en train de faire une petite tournée des festivals et librairies qui veulent bien m'accueillir, pour mon plus grand bonheur car je rencontre énormément de gens, faisant vivre près de deux ans après le retour l'esprit du voyage, laissant le hasard guider les rencontres. Un moyen aussi de partager un peu cette expérience de la Chine, de glisser un mot sur les ouïghours qui à mon grand désespoir n'ont pas droit à l'abondante littérature et à la même attention médiatique que le Tibet. Attention tout à fait légitime, et que l'on ne saurait relâcher, pour un peuple superbe, une terre âpre victime d'une colonisation destructrice, mais qui fait oublier d'autres destins tout aussi tragiques. Loin de moi donc l'idée de vouloir hiérarchiser les douleurs de ces peuples, mais je constate que ce qui soulève au moins quelques vagues de protestations sur les hauts plateaux, passe totalement inaperçu lorsqu'il s'agit de Xinjiang, ou Turkestan chinois, qui se meurt à grande vitesse. Il en est de même d'ailleurs pour d'autres minorités dont les mongols de Chine. A signaler à ce sujet la sortie du livre de la journaliste Sylvie Lassere chez Cartouche, qui parle enfin de la question ouïghoure.

Même si le sujet de mon livre n'était pas la politique, la rencontre au gré de la route avec les paysans ouïghours cernés par les usines et autoroutes qui se bâtissent en quelques mois, les moines tibétains ayant connu les répressions de mars 2008, les ouvriers chinois envoyés malgré eux pour bâtir ces mêmes autoroutes qui entaillent le sol tibétain et y amènent camions et répression, m'ont amené en creux à réfléchir sur le caractère oppressif du régime chinois, la destruction insidieuse de l'âme des peuples de Chine, pays historiquement multiculturel. Voilà pourquoi je suis en train, en collaboration notamment avec une revue de géopolitique intitulée sobrement La Revue, de me remettre à écrire sur le sujet hors du sentier littéraire que j'avais pris à l'époque, et avec le recul.

Voilà ce qui me mène aussi à accepter nombre d'invitations sympathiques et rencontres, et à poursuivre la route, en France.
Ainsi à la Comédie du livre de Montpellier ai-je partagé mon déjeuner avec un camélologue, éminent spécialiste du chameau, entre autres rencontres inopinées. Ainsi ai-je découvert et lu avec joie les premières BD de ma vie de lectrice, suite à ma rencontre avec une partie de l'équipe BD d'Acte sud au festival Ici et ailleurs sur le port de Brest (Un taxi nommé Nadir, Est, Nord-Est, chez Actes Sud).

Je serai à la fin de la semaine à Paris pour discuter avec tous les curieux du livre, du Tibet, de la Chine, de l'Asie centrale, du voyage à cheval et de tout autre sujet venant sur l'instant. Rendez-vous donc le 11 juin de 18h à 20h à la librairie Itinéraire, 60 rue Saint Honoré pour une rencontre informelle autour du livre. www.itineraires.com

Ou le 12 juin à Lille de 14h à 19h avec une projection diaporama du voyage à 17h, à la librairie Autour du monde, 65 rue de Paris. contact@autourdumonde.biz

Et enfin le 26 juin à Vézelay à la librairie l'Or des Etoiles, à 20h pour une projection-débat sur le voyage.

Après, pour moi c'est le retour aux sources, donc à l'Asie centrale, et deux mois au Tadjikistan (petit état méconnu juste au nord de l'Afghanistan) qui se profile.